cdprout1.jpg Les Prout ont été les premiers à sortir un disque composé de chansons carnavalesques n’appartenant pas au répertoire traditionnel mais conçues selon le même principe : tambours, trompettes, fifres et airs empruntés à des chansons populaires (Comme l’Cô sur le chabadabada du film de Leleouch), à l’opérette (Les Rameaux qui reprennent Toréador) voire à la musique classique.

Ce projet a été financé par l’association Les Corsaires, et les bénéfices qui ont découlé de sa vente (le disque a toujours été vendu 50 francs) ont été reversés aux œuvres que soutient la société philanthropique. On y entend aux cuivres Caroline Parisis et Claude Deconinck, au tambour Stéphane Duban, aux fifres Célia Vandomber, Fabienne Hoofd et Isabelle Lefils, tandis que Laurent Lahaye se charge du piano à bretelles. Les paroles sont pour la plupart composées par Christophe Paulino et Vincent Doyen. On y trouve aussi L’Hommage au Cô, qui reprend un air écossais (Amazing Grace) et dont les paroles sont de Pascal Caulier.

La deuxième partie de l’album, intitulée En direct de chez Borel, nous rappelle que le carnaval n’est pas fait pour être chanté en studio, mais dans la bande et… dans les bistrots ! Chez les célèbres frères de la Citadelle, les Prout reprennent des morceaux enregistrés en studio et interprètent d’autres chansons, notamment L’Hommage au Cô. Tous ces morceaux ont très vite connu un grand succès dans les chapelles, puis les bandes, puis les bals… si bien, qu’aujourd’hui, dans l’esprit des plus jeunes, certaines de ces chansons ont toujours existé.


BEN MA FIRE

Ben ben ma fire, ben t’as pas fini d’n’en voir,
avec ton homme qui pense qu’à carnaval,
j’va rien dire pou’ pas faire des histoires,
j’suis pou’ la paix dans les ménages en principal,
i’chole toujours avec ses camarades,
i’font des sckèdres aux Corsaires, à St-Pol,
et quand i’ rentre i’ dit qu’il est meulade :
potcherolle, potcherolle, potcherolle…

[Refrain ] :
I’ dit qu’il a la scholeschite, i fait son leule ;
tes creules i’ dressent sur la tête t’es koppeyor,
t’es pas n’axieuse mais y a de quoi dev’nir deule,
et moi j’comprend qu’tu lui claques sa gueule deyors.
Ben lui pas d’bile i’ fait son fier,
ah y a d’quoi partir à pleurer,
le v’la reparti aux Corsaires
au lieu d’rester ici auprès.
Ca c’est un rude gaillard pou’ rejoindre Cô-Pinard,
et moi j’comprend qu’tu dares quand i’s’prend pou’ Jean-Bart.

A la sortie de la bande des PĂŞcheurs
i’va r’trouver ses mauvais compagnons,
et son grand ami Prouvoyeur,
qui va lui j’ter des klipers, (anciennement)
Après en haut en face au quatrième
i’va déguster l’podding à Cinette,
quand soudain i’ croque un carkerlat,
carkerlat, carkerlat, carkerlat…
prout2.jpg Quand i’ respire l’odeur de la Violette,
l’dimanche matin à la bande de Malo,
i’ dit qu’ça sent la rose quand i’ pète,
ça sent plutôt l’craquelot,
Toute la journée i’ chole dans les chapelles,
i’trouve jamais la bande et les tambours,
pourtant l’soir il a une bonne gamelle
de masqueloure, masqueloure, masqueloure…

Ca y est ma fire te v’la enfin tranquille,
demain c’est bon, i’ va p’us faire l’con ;
i’va rev’nir d’un p’tit tour à Lille
et dire que les Zwat c’était bon.
I’ va te faire des schèdres d’Jean Bart
son piche i’vaudra p’us un blackboy,
ni un sprat, ni un beute ni un platche :
pitcheploïe, pitcheploïe, pitcheploïe…

Si par malheur t’as pas bien rangé ton clètche,
qu’i cherche partout son batche d’carnaval,
i’ va t’dire qu’si i’perdait son zwekche
ça pourrait pas lui faire beaucoup plus mal
I’va courir de carîbe en syllabe,
i’ va pleurer toutes les larmes de son corps,
i’ voudra se jeter d’l’estacade,
il est mort, il est mort, il est mort !

STANCE AU Z’HARENG

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A voir sa gueule de sprat et sa couleur cuivré (bis),
on sa gueule qui pend, on a envie auprès.

[Refrain ] :
Oui quoiqu’on en pense
le cliper c’est bon c’est bon,
mĂŞme sans la laitance
c’est bon le z’hareng.

Grâce à son gout subtil délicatement salé (bis),
i’ faut qu’on boit une pinte après chaque bouchée.

Son parfum n’est gouté que par les connaisseurs (bis),
il dépasse en puissance le trou du cul d’ma sœur.

Quand qu’j’en mange à Dunkerque l’jour du carnaval (bis),
euh j’fais des prouts qui puent jusqu’après Rosendaël !

MARIE CHANTAL


Elle s’fait appeler Marie Chantal mais son vrai nom c’est Vontche,
Elle est fière de son tour de taille gros comme un sucrebontche.

[Refrain ] :
Tous les jours, Ă  toutes les heures du jour,
elle se r’garde dans la glace,
elle veut ét’ la plus belle du faubourg.
et ça sous toutes les faces :
c’est Marie Chantal, c’est une cale madame !

Elle fait toujours fort attention qu’elle est bien habillée,
qu’elle a bien fermé ses boutons pou’ rien faire dépasser.

Elle a acheté sur le marché un beau ruban à fleurs,
faut pas l’dire c’est pou’ camucher ses oreilles en choux-fleur.

Si tu l’appelles, quand tu la vois et qu’ses yeux i’ sont m’tits,
c’est pas qu’elle fait un gros caca, c’est qu’elle est kikebille.

Elle est toujours en train d’r’garder si son nez est normal,
elle compte les trous pou’ pas s’tromper c’est deux fois son trou d’balle.

A mon avis au plus qu’elle r’semble c’est à la femme à Reuse ;
c’est pas à cause qu’elle est très grande c’est pour son peckeneuze.

C’est pas parc’qu’elle et putekeintje qu’elle peut pas s’mett’ du rouge,
à c’moment là l’plus qui la gêne c’est qu’i’ faut pas qu’elle bouge.

Elle passe son temps à s’pomponner à bruler ses verrues,
elle a c’qui faut pour étaller du sanbon su’ son cul.

Elle a pas b’soin d’un peulemeuche tout entouré d’fourrure,
c’est qu’elle en a même su’ son neuche des poils plein la figure.

Y’a qu’autour d’son buckenaert qu’elle est pas fort bronzée,
c’est parc’qu’elle met un m’tit canard vu qu’elle sait pas nager.

Elle est blonde platine comme du pain mais pas jusqu’à sa culotte.
son touffecountche est plutôt brun, à moins qu’ce soit d’la crotte ?

Elle a ses tetches qui pendouillent quand elle fait les seins nus,
i’ sont lisses comme la peau d’mes couilles mais i’sont plus poilus.

Son soutien-gorge est keur de crasse faut pas t’en étonner,
comme ses beaux ongles, faut pas i’cassent, elle peut pas le laver.

Su’l’minck tout l’monde l’appelle carrelet tu peux l’imaginer :
c’est à cause qu’elle a d’puis qu’elle est née ses yeux du même côté.

L’mieux qu’j’ai été y a pas d’doute c’est au r’tour des quat’zarts,
j’croyais qu’j’étais au fond d’son couke : c’était son bucknaert !

LE TRAVAIL DES FEMMES

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Laver les carreaux et briquer les potecaries,
v’la l’travail des femmes, c’est des beaux travails.
Laver les carreaux et briquer les potecaries,
v’la l’travail des femmes c’est c’qu’elle d’vrait faire toute la journée.
Pendant qu’les hommes i’chantent,
Pendant qu’les hommes i’chantent,
Pendant qu’les hommes i’chantent en coeur,
les femmes connaissent pas leur bonheur !

Tirer la poussière avec son blekt’che et puis son zwintche,
v’la l’travail des femmes, c’est des beaux travails.
Tirer la poussière avec son blekt’che et puis son
zwintche,
v’la l’travail des femmes c’est c’qu’elle d’vrait faire toute la journée.
Pendant qu’les hommes i’chantent,
Pendant qu’les hommes i’chantent,
Pendant qu’les hommes i’chantent en coeur,
les femmes connaissent pas leur bonheur !

LES RAMEAUX

J'avais rencard un jour pou' les rameaux
avec une berguoise un beau m'tit lot
on d'vait driver Ă  la foire aux animaux
et faire un petit tour d'manège
avant d'aller baller dans les remparts

J'devais asteur, normalement c'était prévu,
mettre ma main su'son quatr'heure,
parce qu'après qu'on aurait sucé du café
on devait fréquenter.
Jouer à catchespèle près d'l'abattoir.

Dans mon idée ça s'rait pas autrement,
on d'vait choler mais pas longtemps,
car si elle avait mis tous ses beaux atours
c'Ă©tait bien par amour,
mais elle m'a bel et bien enduit d'erreur.

Su'l'haut d'son peule y'avait une libellule
pou' camucher ses pellicules,
elle avait un beau cache col en peau d'catrol,
tout ça pou' faire bon genre,
c'Ă©tait pour un mesreins en v'lourebroucktche.

C'ui lĂ  l'f'sait l'beau avec un verrat,
tout bien peigné du haut en bas ;
elle a dit fin non de ki mon coeur i' part
pou' ce fier berguenard,
qui s'appelait Bultel le maquignon.

I'l'a emmenée à cheval su' son tracteur
dans les faubourgs bien loin d'mon coeur,
alors j'ai dû jeter mon dévolu
sur une fire d'la rue,
qui t'nait un kramt'che'snoupre près d'saint Winoc.

LE PICHELOURE

Je vais asteur vous parler de…(son picheloure)
quet'chose qui me concerne c'est…(son picheloure)
si agréable de l'caresser…(son picheloure)
personnellement j'en fais un noeud…(d'son picheloure)
toutes les femmes qui l'ont déjà vu…(son picheloure)
elles ne pensent plus qu'à snustrer d'sus…(son picheloure)
y'en a mĂŞme qui tirent dessus
rien qu'pou'faire des flèpes à leur robe
i's'agit bien sur de mon pagne…(son bestecletche).

Je vais asteur vous parler de…(son picheloure)
quet'chose qui me concerne c'est…(son picheloure)
si agréable de l'caresser…(son picheloure)
personnellement j'en fais un noeud…(d'son picheloure)
toutes les femmes qui l'ont déjà vu…(son picheloure)
elles ne pensent plus qu'à snustrer d'sus…(son picheloure)
y'en a mĂŞme qui tirent dessus
bientôt des flèpes y'naura p'us
c'jour lĂ  on verra l'trou d'mon cul
avec du poil sur les roses !

LE PODDING A CINETTE

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[Refrain ] :
Le podding Ă  Cinette c'est pas du sprit'chepap,
il est bon mais parfois on attrape la dieuloppe,
En c'qui concerne le rhum, faut pas ĂŞtre exigeant,
elle a beau faire un potche son veintche i' pique dedans.

Quinze jours avant la bande, elle court ses pattes en bas,
Ă  tout l'monde elle demande des canntches et des croutons ;
elle est tout ouredeule si elle a pas ses miettes
car c'est avec ça qu'on fait l'podding à Cinette

Après le jet d'z'harengs, ça c'est une tradition,
on va tous chez Doyen car la bande ça donne faim.
On se r'trouve tous lĂ  haut pou' un betche d'podding,
un p'tit verre de rosé, ou alors une bonne pinte.

C'qui est phénoménal c'est quand qu't'arrive là haut,
entassé comme des sprats fremés dans un bocau.
Quand montent les masquelours, y a plus moyen d'arquer.
Y a qu'une place pou' s'assir c'est su' les cabinets.

Si vous faites visemule su' ce plat tant béni,
allez voir chez Trassart, mais restez pas ici,
car nous chaque fois qu'on vient, coiffés de not' perruque
on sait qu'on y mange bien et qu'on r'sort blozebuck.

L'APRES BANDE

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Quand ton veintche a fini d'faire la bande
Qu'il est mort, bleu marine Ă  m'tit pois,
Moi j'sais bien qu't'as du mal Ă  comprendre
Qu'i fait pas fort du cas d'elle de toi.

Lui i sent le tambour qui résonne,
Il entend les fifres siffloter,
T'y peux rien, c'est d'la faute Ă  personne,
C'est là n'dans qu'il a été élevé.

Dans sa tĂŞte i fait encore la bande,
Il entend les masquelours chanter,
Il est si bien qu'i veut plus descendre
De l'autel où Jean Bart l'a amené.

QU'EST CA DIT !

Qu'est ça dit les amis j'viens vous voir,
C'est pas pour dire bonjour c'est pou' boire
Une p'tite bière un p'tit verre de rosé,
Ou quet'chose d'un m'tit peu anisé.
Qu'est ça dit les amis j'viens vous voir,
C'est pas pour dire bonjour c'est pou' boire.

SI T'AS L'CAFARD

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Si t'as l'cafard, peints toi en noir,
Prends ton plumeau tes godillots et mets ton clètche,
Mets la Voix du Nord su' tes reins
Et des pompons à ton pépin ;
Et puis tiens bon su' l'rigodon,
Faut enfoncer ces Acharnés fais toi pas d'bile,
T'est pas tout seul ça s'ra facile,
C'est toi l'plus fort c'est toi l'plus beau, vas y bello !

RAYMONDE

Raymonde elle a un gros derrière, elle a aussi un sacré d'vant.
Tout l'monde i' dit que c'est la bière, qu'elle était pas comme ça avant.
Dans l'temps, c'Ă©tait pas une belle fire,
On disait : “ Tiens ben v'la Raymonde ! “
Asteur avec c'qu'elle schnike c'est pire,
On dit : ” Tiens v'la la grosse Raymonde ! “

Euh l'pire c'est qu'c'est une bonne gamine,
Elle a toujours l'cœur sur la main ;
Faut dire qu'avec sa grosse poitrine, i' tient pas entre ses deux seins.
Elle court toujours ses pattes en bas pour rendre service et sans façon,
Elle veut toujours payer Ă  boire au bistrot ou Ă  sa maison.

Un coup qu'elle était criminelle, elle a été rouler son corps ;
Et c'Ă©tait pas une n'tite gamelle, tout l'monde croyait qu'elle Ă©tait mort.
On l'a porté à l'hôpital, y'avit Cô-Pinard en pompier,
Lui i'rev'nait du carnaval, il était encore installé.

M'enfin elle avait pas grand chose : juste un bullekop et p'is un bloze :
l'docteur a dit qu'c'était à cause qu'elle avait été fort chanceuse.
Elle a sortie vite fait bien fait, du curocrum plein sa fegure,
Et son nez tout embobiné, ça lui donnait une drôle d'allure.

On est rentré chez elle avec, elle a ronqué tout l'long d'la route ;
Elle Ă©tait un peu crommenek, et son dos tout en meule de couke.
Elle a bien répété cent fois : ” que rone noadmer beer drinken ! “
Mais c'était pas la première fois qu'elle disait n'importe quoi !

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STOP LES ENFANTS

Stop les enfants, j'en ais pas pou' longtemps,
Vous faites pas du tracas j'vais pas pou' fair' caca ;
J'ai mon lézard qui m'taquine faut qu'j'aille voir,
i' faut qu'j'aille au water ou j'fais pipi par terre.
Vas y gamin, un pisse ça fait du bien,
Eteins pas la lumière nous on arrive derrière :
Fais pas ton leule mĂŞme si c'est un bon streule,
Oublie pas les copains, vas tu fais pour un bien.
Merci les enfants : j'en ai pas pour longtemps,
Vous faites pas du tracas j'vais pas pou' fair' caca ;
J'ai mon lézard qui m'taquine faut qu'j'aille voir,
i' faut qu'j'aille au water …trop tard j'ai fait par terre.

COMME L’CÔ

(live chez Borel)

Comme l’Cô, ouah quelle gueule il a, ouah quelle gueule il a !
J’suis pas beau, ouah quelle gueule il a, ouah quelle gueule il a !
J’bois pas d’eau, ouah quelle gueule il a, ouah quelle gueule il a !
Ni d’jus d’orange, j’marche qu’au pinard ! (bis)

LA SOUPE A L'OIGNON

(live chez Borel)

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est c'qu'on peut manger une soupe Ă  l'oignon chez vous ?
est c'qu'on peut manger une soupe ?
Est c'qu'on peut manger une soupe ?
Une soupe Ă  l'oignon chez vous ?
Est c'qu'on peut manger une soupe Ă  l'oignon ?

A C’QUELLE EST BELLE !

(live chez Borel)

A c’quelle est belle c’quelle est belle c’quelle est belle
Cette chanson lĂ , cette chanson lĂ  !
C’quelle est belle, c’quelle est belle c’quelle est belle
Cette chanson là c’quelle est belle !
A c’quelle est belle ! A c’quelle est belle !
A c’quelle est belle… cette chanson !

BEN C'T'AFFAIRE !

(live chez Borel)

Euh t'Ă  l'heure j'ai failli boire de l'eau !
Ben ça c'est pas fort rigolon,
j'croyais qu'c'Ă©tait un verre de hoole ,
ça c'est cause qu'j'avais ma gueule saoule.

[Refrain ] :
Wall wall wall, ben c't'affaire !
'gard un coup j'étais bientôt claqué !
Wall wall wall, ben c't'affaire !
'gard un coup j'étais bientôt claqué !

Heureusement l'docteur Pito,
ça c'est quelqu'un toujours d'attaque,
il a tout d'suite vu qu'c'Ă©tait d'l'eau,
i'm'dit : ” tu bois ça tu n'en claques ! “

J'ai vite r'posé mon verre su' l'zinc,
j'ai dit au garçon : ” ben t'es dingue
d'laisser trainer des verres d'flotte,
tout juste bon pour un arteclope ! “

C'garçon i' s'est vite excusé,
il a plus rien laissé traîné,
du coup on n'avait p'us un teuche,
l'bec ouvert comme des m'tits meuch'ques.

M'enfin c'gamin c't'un bon gamin,
il a vu qu'j'Ă©tais pas bien,
i'm'a versé un verre pou' rien,
y a rien au d'ssus d'un verre de vin !

HOMMAGE AU CĂ”

(live chez Borel)

Salut Ă  CĂ´-Pinard
salut à ta mémoire,
La haut, tout près d'Jean Bart
c'est ta gloire.
Tant d'années à nous guider,
tant de masques Ă  aimer ;
asteur, nous voilà tous en pleurs…

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chansons/prout_i/knr.txt · Dernière modification: 2019/01/30 23:10 (modification externe)
 
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